20.01.2009

Pétition pour juger Israel par la cour pénale internationale!

Enregistré dans : Palestine — lahoucine @ 10:58

Israël doit être jugé par la Cour pénale internationale - Pétition universelle / Israel debe ser juzgado por la Corte Penal Internacional - Peticiَn universal / Israel must be judged at the International Criminal Court - Universal petition/  Israel muك vor dem Internationalen Strafgerichtshof verurteilt werden-universale Petition /Israel deve ser julgado pela Corte Penal Internacional !/Israele deve essere giudicato dalla CPI - Petizione universale
Israel ha de ser jutjat per la Cort Penal Internacional - Peticiَ universal- تعين أن تحاكم اسرائيل في المحكمة الجنائية الدولية – عريضة عالمية -Israel mهste dِmas av den internationella brottsmهlsdomstolen-Universell namninsamling - اسراییل باید در دادگاه جنایی بین‌المللی محاکمه شود-Το Ισραήλ πρέπει να δικαστεί από το Διεθνές Ποίνικό Δικαστήριο - Παγκόσμια αίτηση -Israelul trebuie sم fie judecat de cمtre Curtea Penalم Interna‏ionalم - Peti‏ie universalم / ИЗРАИЛЬ ДОЛЖЕН БЫТЬ СУДИМ МЕЖДУНАРОДНЫМ УГОЛОВНЫМ СУДОМ / עצומה אוניברסלית: על ישראל להישפט בפני בית המשפט הדין הבינלאומי / Israël moet berecht worden voor het Internationaal Strafhof - Universele petitie /
19/1/2009

http://www.tlaxcala.es/campagnes.asp?lg=es

Aujourd'hui 19 janvier 2009, Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, a le plaisir se servir de relais multilingue à une initiative mondiale d'associations, d'ONG et d'individus dont le but est la recherche de la justice. Par amour de la justice, il est demandé à la Cour Pénale Internationale (CPI) de juger l'ةtat d'Israël pour les crimes de guerre commis à Gaza. La campagne est coordonnée par un avocat français, Gilles Devers, auquel Tlaxcala rend hommage pour son dévouement à la cause de la libération du peuple palestinien.

Sélectionnez la langue de votre choix en cliquant sur les icones ci-dessous pour lire (et signer) la pétition :

   

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17.03.2008

LES PLANS ETASUNIENS POUR DETRUIRE LE HAMAS


Le magazine US VANITY FAIR vient de publier, dans son édition datée d’Avril, un long article sur les plans et les actions du gouvernement US visant à imposer ses hommes à la tête de la Palestine. Son auteur est DAVID ROSE, journaliste britannique qui collabore régulièrement au magazine anglais THE OBSERVER.

Il ne s’agit pas de menées de groupes ou de lobbies à l’intérieur de la machine politique et administrative étasunienne mais d’une action directement organisée par CONDOLEEZA RICE et le Département d’Etat et ELLIOTT ABRAMS conseiller à la Sécurité Nationale.

L’opération commence dès la mort de YASSER ARAFAT en Novembre 2004. Washington décide alors de tout mettre en œuvre pour porter à la tête de l’Autorité Palestinienne un leader et une équipe dirigeante totalement soumise à Washington.

L’homme clé du dispositif est MUHAMMAD DAHLAN, homme fort du FATAH, conseiller national pour la sécurité de MAHMOUD ABBAS ; DAHLAN a des relations étroites avec la CIA et la FBI depuis les années 90 et BUSH le désigne, en public comme « un solide leader » , en privé comme « notre homme ».

Le plan consiste à organiser au plus vite les élections pour mettre le HAMAS sur la touche. ABBAS veut éviter la précipitation mais Washington insiste. Les élections ont donc lieu et le HAMAS les remporte, sa victoire traduisant un rejet par la population palestinienne de la corruption du FATAH et de ses liens trop étroits avec les Etats-Unis.

La victoire du HAMAS sème la consternation à Washington. D’après une des sources de l’article de VANITY FAIR, au cours d’une réunion qui se tient au Pentagone, les officiels s’interrogent pour savoir « Quel est l’enfoiré qui nous a proposé ce plan ? »

La Maison Blanche décide qu’il est exclu de reconnaître le gouvernement choisi par le peuple palestinien. Un officiel du département d’Etat précise : « Nous devons écraser ces types ».

Les mesures prises immédiatement sont connues :
- les Etats-Unis font adopter par le Quartet (USA- ONU – UE - RUSSIE) la décision de supprimer toute aide au nouveau gouvernement palestinien
- Israël boucle GAZA pour appauvrir encore les palestiniens et les retourner contre le HAMAS
- Israël arrête 64 responsables du HAMAS dont la moitié des députés élus (la plupart sont toujours en prison) et met ainsi le nouveau gouvernement dans l’incapacité de fonctionner.

Soucieux cependant d’éviter la guerre civile, le HAMAS essaie de mettre sur pied avec ABBAS un « gouvernement d’union nationale ». CONDOLEEZA RICE vient sur place en Octobre 2006 pour interdire à ABBAS de poursuivre ce genre de discussions et lui ordonne d’organiser de nouvelles élections.

ABBAS ne passant pas aux actes immédiatement, RICE lui fait remettre quinze jours plus tard par JAKE WALLES , consul général des Etats-Unis à Jérusalem un ultimatum : le HAMAS doit être mis en demeure d’accepter de nouvelles élections avant une date limite impérative. ABBAS tarde toujours à exécuter les ordres. Washington entame alors la marche à la guerre civile et DAHLAN, ancien officier de sécurité d’ARAFAT et ripoux notoire entre en jeu. Il est le « fils de pute » * que les Etats-Unis savent toujours découvrir et utiliser pour défendre leurs intérêts contre ceux d’un peuple étranger.

* (l’expression, d’usage courant dans les milieux dirigeants étasuniens, est attribuée à Franklin ROOSVELT qui, parlant du dictateur nicaraguayen SOMOZA, précisait « c’est un fils de pute mais c’est notre fils de pute »)

DAHLAN entame des actions violentes contre des militants du HAMAS, lequel riposte. L’engrenage est en route. Mais les moyens militaires et policiers de DAHLAN et du FATAH sont minces, l’armée israélienne les ayant presque anéantis en 2002 au moment de l’attaque du quartier général d’ARAFAT.
Il faut donc les reconstituer, mais il faut le faire clandestinement, car il n’est guère possible de demander officiellement au Congrès US d’armer une milice partisane pour renverser le gouvernement élu par les palestiniens. RICE va donc demander leur aide aux gouvernements arabes amis : EGYPTE, JORDANIE, ARABIE SAOUDITE, EMIRATS ARABES UNIS, pour qu’ils assurent la formation de la milice DAHLAN, son équipement et son financement.

Fin Décembre 2006, quatre camions égyptiens franchissent les check points israéliens et pénètrent à GAZA. Contenu : 2000 pistolets mitrailleurs, 2 millions de balles. Evidemment complice mais craignant qu’un jour ces armes ne se retournent contre lui Israël n’a pas accepté plus et refuse de laisser rentrer des armes lourdes. DAHLAN conduit une première action contre l’Université de Gaza en Janvier 2007. Une ultime tentative pour éviter la guerre entre palestiniens a lieu le 8 février 2007 à La Mecque mais le HAMAS, s’il admet le gouvernement d’union, refuse toujours de reconnaître ISRAEL.

C’est l’impasse. Le plan B est lancé et c’est désormais ABBAS qui doit conduire l’opération, DAHLAN en étant l’exécutant. Ce plan est décrit dans un document intitulé : « Plan d’action pour la Présidence Palestinienne ». Il vise à porter les forces de la Présidence palestinienne à environ 20000 hommes dont 4700 correspondant à des forces d’élite nouvelles entraînées en Jordanie et en Egypte et à garantir un financement de l’ordre d’un milliard de dollars étalé sur 5 ans. Elaboré su place par l’équipe du lieutenant général US DAYTON, il est validé par ABBAS qui se trouve donc directement engagé dans l’élimination « manu militari » du HAMAS et de son gouvernement.

Fin Avril, le plan B est dévoilé par un quotidien jordanien. Peu après, arrivent d’Egypte les 500 premiers nouveaux « policiers » du FATAH. Ils sont supérieurement équipés et passent à l’action .Les batailles rangées avec les militants du HAMAS commencent mais les miliciens du FATAH ont des niveaux de motivation divers et les combats, bien que sanglants, ne leur donnent pas l’avantage. Il est donc décidé de renforcer leur armement et, à partir du 7 Juin, Israël laisse rentrer à GAZA des véhicules blindés, des lance grenades, des roquettes et de grandes quantités de munitions. Les affrontements sont violents. Le HAMAS en sort vainqueur et tout l’armement égyptien tombe entre ses mains. L’action souterraine contre le HAMAS est un flop magistral.

On connaît hélas la suite....
Des roquettes d’origine égyptiennes et payées par les saoudiens qui se trouvent maintenant à GAZA sont tirées sur des colonies juives. Israël riposte à sa façon, a la main plus lourde que jamais et les habitants de GAZA se font massacrer.

Au point qu’on peut se demander, ce que ne fait pas l’article de VANITY FAIR, si ISRAEL, à qui rien de ce scénario minable n’a échappé, n’a pas laissé les Etats-Unis organiser cet épouvantable gâchis qui lui a donné une occasion nouvelle de rétablir l’ordre dans le sang avec des moyens militaires lourds et une effrayante satisfaction de soi confortée qu’elle est par une impunité internationale toujours aussi inadmissible.

Cette question en induit une autre. Il existe, on le sait, un débat permanent pour savoir si le lobby sioniste maîtrise totalement la politique extérieure des Etats-Unis au Moyen-Orient – ce dont ARIEL SHARON par exemple s’est vanté publiquement – ou s’il n’est qu’un des facteurs de cette politique, la « superpuissance » restant, in fine, maître du jeu. Les événements décrits par DAVID ROSE permettent d’avancer dans le débat. La « superpuissance » surtout, mais pas seulement, quand elle un sot à sa tête, est une machine très lourde, traversée de contradictions et qui ne s’unifie que dans le paroxysme démentiel de l’assaut extérieur, dans l’orgasme du bombardement Elle peut donc commettre d’énormes bévues. Le nain sioniste au contraire est une petite unité de pouvoir, très resserrée, très belliqueuse, en état de siège depuis 60 ans qui est à la fois beaucoup plus réactive et toute entière sous l’empire de la fièvre obsidionale. Donc, dans cette relation morbide entre le nain et le géant, le plus monomaniaque domine souvent.

Outre les cafouillages de la « superpuissance » qui sont, hélas, cautionnés par les trois autres membres du quartet, l’article de VANITY FAIR montre une fois encore l’épaisseur du mensonge et l’insondable hypocrisie qui caractérisent la politique impériale des Etats-Unis. Il a évidemment fait beaucoup de bruit à Washington.

Mais un mensonge chasse l’autre et RICE affirme maintenant que les armes du HAMAS lui ont été fournies par l’Iran. Comme on dit, plus c’est gros ......

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21.11.2007

Annapolis


La Conférence d' Annapolis ....
Liquidation finale de la Palestine?
http://www.mahjoob.com


Carlos Latuff

-"Israël a le droit d'exister"
-"La Palestine a le droit d'exister"
- L'Occident :"Désolé, mon gars, je ne t'entends pas avec tout ce bruit

Marionnettes pour la paix, par Ben Heine

 

11.10.2007

Libérez Georges Ibrahim Abdallah

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Visitez :  http://www.liberez-les.info/

PARIS (AFP) - Le tribunal de l'application des peines de Paris a rejeté mercredi une demande de libération conditionnelle du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la prison à vie et incarcéré en France depuis 23 ans, a-t-on appris auprès de Me Georges Kiejman, avocat des parties civiles.

Le 17 septembre, lors de l'examen à huis clos de la demande devant cette juridiction statuant sur la détention dans les dossiers de terrorisme, le parquet avait demandé qu'elle soit rejetée, reprochant notamment au Libanais de ne pas avoir exprimé de regrets pour ses actes criminels.

Georges Ibrahim Abdallah, présenté par les militants qui le soutiennent comme un "communiste révolutionnaire arabe", a été arrêté en 1984 et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises spéciale de Paris en février 1987 pour complicité dans les assassinats en 1982 à Paris de deux diplomates, l'Américain Charles Robert Ray et l'Israélien Yacov Barsimantov.

L'ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), âgé aujourd'hui de 55 ans, a également été reconnu coupable de complicité dans la tentative d'assassinat en 1984 du consul des Etats-Unis à Strasbourg, Robert Onan Homme.

Dans son jugement, le tribunal de l'application des peines cite une note de la DST (contre-espionnage) datant de juin 2007 dans laquelle est mentionné le fait que Georges Ibrahim Abdallah continue d'être "une menace pour la sécurité" de la France et que ses "convictions anti-impérialistes et anti-israéliennes sont restées intactes", a expliqué Me Kiejman à l'AFP.

La décision est également motivée par la situation "particulièrement tendue" que vit actuellement le Liban, où l'intéressé risquerait d'être expulsé en cas de réponse positive à sa demande, selon l'avocat.

Le retour du militant révolutionnaire dans son pays d'origine risque d'être "un élément déstabilisateur supplémentaire", poursuit le jugement qui souligne par ailleurs l'absence de garanties de réinsertion pour un homme "qui ne suit pas de formation en prison".

Incarcéré depuis 23 ans Georges Ibrahim Abdallah est actuellement détenu à la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Selon un collectif militant pour sa libération, c'est la septième demande d'aménagement de peine qui échoue depuis 1999, année où il a fini de purger la peine de sûreté de 22 ans qui avait été assortie à sa condamnation à la prison de vie.

La décision du tribunal de l'application des peines est "politique" et prouve que "la justice française obéit au diktat" des Etats-Unis et d'Israël, a dénoncé ce collectif qui tient un blog baptisé "Libérons Georges".

Georges Ibrahim Abdallah dispose de dix jours pour faire appel de cette décision. Son avocat Me Jacques Vergès n'avait pu être joint mercredi en fin d'après-midi.

20.06.2007

Contre-révolution en Palestine : une république bananière à Ramallah, mais pour combien de temps ?

Par Fausto Giudice, 20 juin 2007
http://azls.blogspot.com
Un nouveau régime est né ces jours-ci à Ramallah, en Cisjordanie. Il "règne" provisoirement sur environ 15% du territoire de la Palestine historique. Que faut-il en penser ?
Il faut, pour analyser les événements récents de Palestine, faire appel à de nombreuses autres situations historiques.
En effet, la contre-révolution menée par Mahmoud Abbas s’inspire à la fois des exemples algérien, turc et centre-américain. Ce n’est après tout pas étonnant, pûisque Mahmoud Abbas n’est que le proconsul choisi par les maîtres de l’Empire pour appliquer leurs directives sur une portion de territoire palestinien.
Pour décrire le régime Abbas, il faut faire le cocktail suivant :
- prendre un cinquième de généraux algériens et de chefs de la Sécurité militaire algérienne, ceux qui firent un coup d’État en janvier 1992 pour annuler la victoire électorale du FIS ;
- prendre un cinquième de contre-révolutionnaires nicaraguayens, les fameux Contras qui tentèrent de renverser le régime sandiniste dans les années 80 ;
- prendre un cinquième d’escadrons de la mort salvadoriens et honduriens ;
- prendre un cinquième de généraux turcs « laïcs » ;
- ajouter, last but not least, un cinquième de Judenrat de Varsovie en 1942.
Mélanger le tout et servir frais.
Résultat : une république bananière au cœur de la Palestine. Des
républiques montées par la société United Fruit en Amérique centrale, le « nouveau régime » de Ramallah a toutes les caractéristiques : il mêle en effet des gangsters, des tortionnaires, des aventuriers et des technocrates, dont le plus beau fleuron est le sinistre Salam Fayyad, employé modèle de la Banque mondiale formé dans une université…texane !
Ils ont préparé leur coup depuis presque deux ans, avant même les élections palestiniennes de janvier 2006. « Ils », ce sont les hommes d’Abbas et leurs parrains et sponsors : la CIA , le Mossad, le Shin Bet, les services secrets égyptiens et jordaniens, sous la houlette des néocons sionistes de Washington (Maison blanche et Pentagone) et avec la bénédiction des crétins de Bruxelles, Barroso et Solana en tête (tous deux anciens gauchistes, rappelons-le).
La presse arabe et les sites web anglophones sont pleins d’informations sur ce complot depuis des mois. Abbas et sa bande ont reçu des dizaines de millions de dollars et des milliers d’armes pour liquider purement et simplement la résistance, incarnée principalement par le Hamas. Ils ont transformé une bonne partie des combattants du Fatah en vulgaires mercenaires. Tout le monde a pu le voir à Gaza, où ces « combattants » se sont enfuis la queue basse devant les combattants du Hamas, à commencer par leur chef, Mohamed Dahlan, qui, jamais, ne deviendra « roi de Gaza ».
La Palestine est donc aujourd’hui divisée en trois : le territoire occupé par les sionistes en 1947, la Cisjordanie sous le contrôle précaire de la bande à Abbas/Dahlan et Gaza, aux mains du Hamas. Sans oublier « l’autre Palestine », la « quatrième », celle des camps de réfugiés des pays voisins et la diaspora mondiale.
Cette situation a été fomentée par Washington, Tel Aviv et Bruxelles, avec l’appui du Caire et d’Amman. C’est une stricte application de la devise « Diviser pour régner » dans ses aspects les plus criminels. Elle est appelée à connaître un échec retentissant. Comme en Irak, comme au Liban, comme en Iran, comme en Afghanistan, comme au Soudan.
Il se trouve ça et là, dans notre vieille Europe – celle par laquelle le malheur arriva en Palestine - des gens qui se prétendent de bonne foi pour parler de « putsch du Hamas à Gaza » et pour s’inquiéter du sort des « militants » du Fatah. Je diviserai ces gens-là en deux catégories : une minorité de « démocrates laïcs » cyniques, viscéralement anti-musulmans et fondamentalement pro-israéliens et une majorité de gens sincères, mal informés et manipulés.
À chacun de prendre ses responsabilités. Mais quoiqu’il en soit, je suis sûr d’une chose : le climat de la Palestine ne permet pas la culture des bananes, tout au plus le recyclage de peaux de bananes d'importation.


Liberté, justice, démocratie pour tous et partout !
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17.06.2007

La bande de Gaza, une terre palestinienne chargée d'hi stoire

La bande de Gaza,
une terre palestinienne
chargée d'histoire
Située au sud-ouest de la Palestine et limitrophe de l’Egypte, cette région côtière de 362 km2, longue de 45 km et large de six à 10 km, abrite 8 000 colons installés dans 21 colonies disséminées à travers le territoire.
Quelque 900 000 des 1.300.000 habitants de la bande de Gaza sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés qui se sont installés dans ce territoire après avoir été expulsés de chez eux au lendemain de la création d’Israël en 1948.
Selon des chiffres officiels palestiniens, plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de la pauvreté et 45 % de la population active est au chômage.
Le bouclages répétés imposés par l’armée d’occupation depuis le début de l’Intifada en septembre 2000 et les restrictions aux déplacements à l’intérieur de ce territoire ont considérablement contribué à la hausse du chômage et la détérioration de la situation économique.
L’autorité palestinienne exerce, théoriquement, sa souveraineté sur 67 % du territoire, les 33 % restants étant occupés par les implantations où les colons vivent sous haute protection, et les zones militaires.
L’armée d’occupation y a multiplié les opérations ces derniers mois, détruisant plus de mille maisons et faisant des centaines de morts notamment à Rafah (sud) et Jabaliya (nord).
Bien connue pour être un des deux territoires palestiniens occupés par Israël, avec la Cisjordanie, la bande de Gaza présente une histoire bien plus ancienne, ballottée, au rythme des guerres, entre plusieurs royaumes et États.
Ville de garnison de l’Égypte pharaonique jusqu’au XIIe siècle avant J.-C., à partir de cette date, le peuple non sémitique des Philistins, ennemi traditionnel des Israélites, s’établit à Gaza, et en fait un des chefs-lieux de son royaume, situé au sud de la Palestine. Les Babyloniens de Nabuchodonosor les balaient au VIe siècle avant J.-C., puis Gaza est occupée par les Phéniciens.
Vers 332 avant J.-C., Alexandre le Grand assiège la cité de Gaza pendant deux mois. Elle connaîtra d’autres sièges durant les guerres dites des Maccabées (à partir de 200 avant J.-C.) et les croisades. Le territoire « moderne » de Gaza est dessiné par le roi de Judée,
Hérode le Grand (37 avant J.-C.-4 avant J.-C.), et la ville demeure longtemps une place commerciale importante, lieu de passage des caravanes entre l’Égypte et la Syrie.
En février 1799, lors de la campagne d’Égypte de Napoléon Bonaparte (1798-1799), les armées françaises occupent Gaza. Le territoire, alors sous souveraineté ottomane, est dirigé par les Mamelouks.
Entre 1919 et 1948, la bande de Gaza, partie intégrante de la Palestine, est sous mandat britannique de la Société des nations (SDN), puis de l’Organisation des Nations unies (ONU), après sa création en juin 1945.
De 1949 à 1967, après la Nakba, le territoire passe sous administration égyptienne, sans être annexé. Néanmoins, suite à la guerre de Suez (1956), Israël occupe la bande de Gaza, de novembre 1956 à mars 1957.
Pendant la campagne de Suez en 1956, elle avait été le théâtre des affrontements israélo-palestiniens de la période 1948-67.
C’est dans les camps de réfugiés palestiniens de la bande de Gaza qu’ont émergé pendant cette période les premiers dirigeants du Fatah, principale composante de l’organisation de libération de la Palestine (OLP). Israël a évacué Gaza en 1957, avant de l’occuper de nouveau au terme de la guerre israélo-arabe de juin 1967.
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08.01.2007

Une religion érigée en idéologie d’occupation sur la base d’un mensonge

Une religion érigée
en idéologie d’occupation
sur la base d’un mensonge
( Pierre Stambul )
La guerre qui se déroule depuis plus de 60 ans entre Israël et la Palestine est devenue centrale. La plupart des guerres et des bouleversements de la région sont liés à la question palestinienne. Les problèmes fondamentaux du droit des peuples, de l’égalité, du colonialisme, du droit international ou de l’impunité de régimes qui commettent des crimes de guerre sont posés par ce conflit.
Une destruction méthodique et préméditée
Un peu d’histoire pour comprendre cette guerre :
l’immigration continue de Juifs venus principalement d’Europe à partir du début du XXe siècle a progressivement marginalisé le peuple palestinien en le dépossédant de sa propre terre. La volonté des institutions juives de créer un Etat Juif où les Non-Juifs seraient, soit expulsés, soit réduits à une condition de citoyens de seconde zone a abouti à la guerre de 1948-49. Cette guerre que les Israéliens appellent guerre d’indépendance et que les Palestiniens appellent la Naqba (la catastrophe) a abouti à l’expulsion programmée de 800.000 Palestiniens (les 3/4 de la population) de leur pays. L’Occident et les institutions internationales ont favorisé ou laissé faire cette « purification ethnique ». C’était une façon facile de se laver de leur responsabilité collective dans l’antisémitisme européen et le génocide Nazi. Sauf que le peuple palestinien n’avait pas la moindre responsabilité dans ces crimes.
C’est une idéologie au départ très minoritaire parmi les Juifs, le Sionisme, qui a créé l’Etat d’Israël. Dès le départ, cette idéologie manifeste un caractère ultra-nationaliste en niant totalement les droits et même l’existence du peuple autochtone. En accaparant les terres (toutes les terres des Palestiniens expulsés sont confisquées dès 1950) et en en convoitant sans cesse de nouvelles, le projet sioniste est un projet colonial. Les Israéliens auraient souhaité réussir ce que les Nord-Américains ont réussi avec les Amérindiens ou les Australiens avec les Aborigènes : marginaliser les Palestiniens à un point tel qu’ils ne soient plus capables de revendiquer quoi que ce soit. Pendant très longtemps en Israël, on parlait « des Arabes », les Palestiniens n’avaient pas d’existence. Le Sionisme n’est pas une idéologie religieuse, mais c’est dans une lecture partiale de « la Bible » qu’il va trouver la justification de son projet fou de « regrouper tous les Juifs du monde dans un seul Etat ». Dès les années 50, l’immigration massive des Juifs du monde arabe est organisée. Israël devient un pays hyper militarisé et un avant-poste de l’impérialisme américain au Moyen-Orient.
La fin du XXe siècle est une succession de guerres de conquêtes. En 1967, les Israéliens occupent les 22% de la Palestine qui leur avaient échappé 20 ans auparavant.
Aussitôt, la colonisation commence. Les colons qui sont souvent des intégristes religieux, mais parfois aussi des banlieusards attirés par des logements à bas prix accaparent les meilleures terres et l’eau de la région. Les Palestiniens s’accrochent à leur terre. La première Intifada révèle au monde entier un peuple qui combat à main nue une des armées les plus puissantes. Depuis 1967, 650000 Palestiniens ont connu la prison. Certains y sont depuis plus de 30 ans. Il y a 11.000 prisonniers aujourd’hui.
Expulsée de Jordanie puis du Liban, la direction palestinienne résiste. L’OLP reconnaît en 1988 Israël dans ses frontières de 1949. C’est une concession énorme. Les Palestiniens renoncent à 78% de la Palestine historique. Ce processus aboutit aux accords d’Oslo (1993). Pourquoi ce processus a-t-il échoué ? Parce que jamais les Israéliens n’ont songé à évacuer les colonies (50.000 nouveaux colons s’installent entre Oslo et l’assassinat de Rabin). Parce que jamais les Israéliens n’ont accepté la moindre égalité des droits entre eux et les Palestiniens. Parce que 25% de la société israélienne est gangrenée par des idées intégristes voire fascistes (aujourd’hui Avigdor Liebermann est ministre). Parce que les gouvernements israéliens n’imaginent comme Etat palestinien qu’une espèce de bantoustan formé de cantons isolés, privés de terre, d’eau, de ressources naturelles et d’unité.
Depuis la deuxième Intifada, une destruction systématique de la société palestinienne est à l’œuvre. Un mur balafre la Cisjordanie, coupant les villages, détruisant les terres agricoles , isolant des zones promises à l’annexion. La construction du Mur a été condamnée par la Cour de La Haye, mais le gouvernement israélien se moque du droit international et procède par fait accompli. 750 check points rendent la vie des habitants impossible, empêchant la population de se déplacer, d’étudier, de se soigner. Les exécutions extra judiciaires se multiplient. La bande de Gaza est devenu un véritable « laboratoire ». La population y est enfermée, affamée, soumise à des attaques incessantes (plus de 400 assassinats ces six derniers mois). Privé de toute perspective de vie normale, le peuple palestinien a exprimé son refus en votant pour le Hamas. L’Europe a répliqué en coupant les vivres. C’est l’agressé qui est sanctionné, l’agresseur ne l’a jamais été. Même impunité lors de l’attaque contre le Liban cet été. 34 jours de guerre et 1.400 morts principalement civils. Le Sud-Liban a été détruit et de nombreux crimes de guerre commis. Il y a un consensus tragique en Israël pour dire que Hamas ou Hezbollah = terrorisme et pour trouver « moral » de tuer 20 civils pour abattre un « terroriste ».
La question du Sionisme
Cette idéologie apparaît en Europe à la fin du XIXe siècle. Alors que la plupart des Juifs résistent à la montée de l’antisémitisme et s’engagent massivement dans des mouvements progressistes ou révolutionnaires (souvent en abandonnant la religion), les Sionistes s’inscrivent totalement à contre courant de cette évolution. Ils n’ont aucune pensée universaliste, ils s’inscrivent dans le cadre de la montée des nationalismes européens avec l’idée simpliste : un peuple = un état. Pour eux l’antisémitisme est inéluctable. La citoyenneté ou l’égalité des droits sont des leurres. Ils sont contre toute forme de mélange, d’intégration ou d’assimilation. Ils pensent que les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux. Le Sionisme repose sur un mensonge fondateur : pour eux la Palestine serait une « terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Les premiers colons s’emparent de la terre comme les colonialistes européens l’avaient fait dans leurs colonies. Au moment la guerre de 48, les Israéliens nieront toute responsabilité dans le départ des Palestiniens.
Le Sionisme vise quelque part à clore l’histoire juive. La diaspora est présentée comme une parenthèse alors qu’elle est l’essence même du judaïsme. Le nouvel Etat d’Israël est présenté comme le centre de toute vie juive. Un Juif est sommé d’émigrer en Israël ou à défaut, de soutenir inconditionnellemen t la politique de cet état. Sinon, il devient un traître ayant « la haine de soi ». La quasi-totalité des institutions juives laïques ou religieuses deviennent des officines de propagande pour l’Etat israélien. Cet Etat s’est construit en contradiction avec les valeurs du monde Juif : universalisme, cosmopolitisme, pluralisme. Les langues et les traditions des Juifs Arabes, des Séfarades, des Ashkénazes ont quasiment disparu au profit d’un modèle unique. Cette volonté d’éradiquer le passé pour construire un « homme juif nouveau » aboutit à une société malade, imbue de sa supériorité militaire et incapable d’accepter « l’autre » (le Palestinien) comme son égal.
Sans le génocide Nazi, Israël n’aurait pas existé. Pourtant le Sionisme n’a joué qu’un rôle marginal dans la résistance juive au nazisme. À partir des années 60, une instrumentalisation systématique du génocide et de l’antisémitisme est organisée. Chaque acte antisémite, réel ou supposé, est utilisé pour persuader les Juifs de venir s’installer en Israël. Le complexe de Massada est développé. Il s’agit de persuader les Juifs que tout le monde les hait, qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et que toute critique d’Israël est fondamentalement antisémite. La propagande martèle « qu’Israël n’a pas de partenaire pour la paix » et « qu’Arafat est un nouvel Hitler ». Cet enfermement mental provoque une véritable fuite en avant, criminelle pour les Palestiniens mais suicidaire aussi pour les Israéliens. Comment peuvent-ils croire s’imposer durablement par la violence dans la région ?
Des Juifs pour la Paix
En Israël, une petite minorité que nous appelons « les anticolonialistes » résiste au rouleau compresseur. Ils ne sont pas très nombreux. En 1982, ils avaient réussi à faire descendre des dizaines de milliers de manifestants contre la première guerre du Liban. Cette fois-ci, ils n’ont été au plus qu’une bonne dizaine de milliers quand l’armée israélienne pilonnait le Liban.
Qui sont-ils ?
Des refuzniks (1.400, ce n’est pas rien) qui préfèrent aller en prison plutôt que de servir dans les territoires occupés, des personnalités politiques comme Michel Warschawski, des universitaires comme Tanya Reinhart, des historiens « dissidents » comme Ilan Pappé, des journalistes comme Gideon Lévy ou Amira Hass. Il y a des groupes politiques : le Hadash (parti communiste qui est « binational »), le Bloc de la Paix d’Ury Avnery. Il y a les Femmes en Noir et d’autres associations qui vont sur les barrages pour témoigner. Il y a « les Anarchistes contre le Mur » qui manifestent régulièrement avec les Palestiniens. Certaines associations ont des tâches spécifiques comme l’association des familles endeuillées de Nurit Peled ou Zochrot qui recherche les traces des anciens villages palestiniens avant la Naqba. Tous ces groupes qui rencontrent régulièrement les Palestiniens représentent l’espoir d’un futur pacifique possible.
En France, l’Union Juive Française pour la Paix s’est développée à partir de la deuxième Intifada. Elle fait partie d’un réseau d’associations juives progressistes européennes dans 10 pays. Par notre présence dans les collectifs pour la Palestine, nous montrons que la guerre là-bas n’est ni religieuse, ni communautaire, ni raciale. Elle porte sur la question de l’égalité des droits et de la justice. Face au CRIF qui prétend parler au nom de tous les Juifs, nous disons « pas en notre nom ». Nous nous revendiquons d’une autre histoire juive, celle des militants anticolonialistes ou des résistants au nazisme. Et puis, nous sommes en première ligne pour empêcher une instrumentalisation du génocide. Oui l’antisémitisme est un crime (européen). Non, il ne justifie en rien l’injustice fondamentale faite aux Palestiniens. Cette injustice doit cesser, c’est le sens de notre engagement.
Pierre Stambul
De l’Union Juive Française pour la Paix
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21.11.2006

Les Palestiniens sont la priorité : pétiti on à signer en ligne

Les Palestiniens sont la priorité : une déclaration publique d’engagement pour la cause de la solidarité palestinienne
Pétition collective à signer

Traduit par Fausto Giudice
Certains individus cherchent à créer des divisions dans le mouvement de solidarité avec les Palestiniens en :
* détournant délibérément l’attention des crimes de guerre d’Israël et de son idéologie suprématiste;
* imposant des ordres du jour unilatéraux présentant les deux côtés comme victimes;
* sabotant le service à la juste cause du peuple palestinien ;
* ignorant la question du droit au retour pour les Palestiniens ;
* utilisant le discours palestinien comme plateforme pour argumenter contre l’antisémitisme, qui n’est pas un problème de Palestiniens et n’a pas été créé par les Arabes;
Notre préoccupation première et unique est la solidarité avec le peuple palestinien.
En tant qu’êtres humains, nous considérons comme une obligation morale de :
* faire tout ce qui est en notre pouvoir pour permettre la diffusion de l’information de manière aussi large et rapide que possible;
* nous assurer que le thème de l’oppression et de l’affranchissement du peuple palestinien reste une priorité;
* présenter une image aussi claire et honnête que possible du sionisme et de l’État juif;
* surmonter les divisions et nous unir dans notre guerre contre le crime sioniste;
Nous acceptons et croyons en l’égalité de toutes les personnes, indépendamment de leur “race”, religion, orientation politique ou autre. Nous croyons qu’un soutien entier et inconditionnel au peuple palestinien est la condition sine qua non à adopter par les militants, et nous reconnaissons que l’attachment des Paletiniens à leur patrie est une condition fondamentale et inaltérable. Dans ce but, nous défendons l’idée d’un seul État unifié avec des droits égaux pour tous ses citoyens.
Toute tentative de censurer des critiques raisonnées d’Israël et du sionisme doit être rejetée a priori, dans la mesure où elle entre en conflit avec l’objectif consistant à chercher à protéger et soutenir le peuple palestinien, considérant que l’accès à la souveraineté du peuple palestinien est le seul moyen de parvenir à une coexistence pacifique au Moyen-Orient. Il faut être circonspect et suspicieux vis-à-vis de toute tentative de dicter aux Palestiniens ce qu’ils devraient faire. Les Palestiniens souhaitent constuire leur propre avenir par eux-mêmes et ne sont pas des pions qu’on déplace sur un échiquier.
Nous demandons la liberté de parole pour les critiques sincères du sionisme et demandons qu’il soit mis fin aux campagnes lancées pour ostraciser ses critique les plus éloquents. Les campagnes de diffamation ne seront pas tolérées, car elles sont l’instrument de choix de sionistes et elles détournent notre énergie. Nous n’hésiterons pas à dénoncer leur usage instrumental, quels que soient les principes affichés par ceux qui s’engagent dans de telles campagnes. D’autre part, le dialogue ouvert et l’argumentation raisonnée sont bienvenus et fortement encouragés comme outils de compréhension et de collaboration.
Le peuple autochtone de Palestine fait face à une extermination menée par l’État juif et le monde garde le silence. Plus nous parviendrons à attirer l’attention publique sur cette destruction inutile et impudente et plus nous parviendrons à mettre un terme à cette situation horrible et insupportable.
Poster de Ben Heine, Bruxelles

Traduit de l'anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cettte traduction est en Copyleft.


Liberté, justice, démocratie pour tous et partout !
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11.11.2006

Halte au génocide des Palestiniens !

En Palestine occupée on peut observer depuis un demi-siècle les formes modernes d’un génocide commis tranquillement, avec un aplomb hallucinant, au vu et au su de tout le monde : massacres par bombardement de populations civiles, enfants tués ou estropiés par des snipers, démolition de maisons, rationnement de l'eau, empêchement d'accéder aux soins et à l'école, puits bouchés, oliviers arrachés, usines et champs démolis, production d'électricité détruite, tuyaux d'écoulement d'eaux détruits, stress continuel par drones volant la nuit, avions passant le mur du son tous les jours, tortures, disparitions, kidnappings, chantage, famine organisée par l'occupant.
Et pendant ce temps , la construction du Mur de la honte avance, la colonisation de la Cisjordanie se poursuit, les check-points prolifèrent et ... le bourreau sioniste continue impunément à jouer les victimes, avec la complicité active de la « Communauté internationale », en premier lieu USA et Union européenne.

RENCONTRES PACIFIQUES POUR LA PALESTINE
FONTAINE DES INNOCENTS - PARIS 1 - LES HALLES
SAMEDI 25 NOVEMBRE 15 h -18 h
COMME TOUS LES DERNIERS SAMEDI DU MOIS

• Nous exigeons la reconnaissance du gouvernement palestinien, élu démocratiquement, par la France et l'Europe qui doivent établir des relations diplomatiques avec lui.
• Nous exigeons que l’Union européenne rétablisse les aides financières à l’Autorité palestinienne – qui ne sont qu’une petite réparation pour les malheurs infligés à la Palestine par cette même Europe - afin de freiner la famine qui sévit en Palestine et décime une des populations les plus fragilisées de la planète.
• Nous exigeons que le Conseil de Sécurité, si prompt à déclarer sans aucune raison valable, la guerre à l'Irak, sanctionne les massacres quotidiens en Palestine.
• Nous nous prononçons toujours pour une Palestine, plurielle, multiculturelle et multiconfessionnelle, pour tous ceux qui aiment cette terre, de la Méditerranée au Jourdain.
Venez débattre avec nous !

Palestine - un seul État pour tous
« Une personne, une voix »
Alliance zapatiste de libération sociale http://azlsbasta.splinder.com
Association entre la plume et l'enclume
Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël
Collectif Cheikh Yassine
Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe
La Pierre et l'Olivier
Contact : genocidepalestinien@yahoo.fr

19.07.2006

L’enfant martyr

Talal, mon frère

 

Ou

( Joseph Harb )

 

 

 

Il n’y a rien de plus précieux que d’être livré à soi quand les autres se métamorphosent en traîtres, il n’y a rien de plus beau que ton dos collé au mur quand les autres ne t’offrent que leur perfidie.

 

Repoussons au loin les entremetteurs, le Conseil de sécurité, les Nations unies et installons-nous devant le cadavre brûlé, calciné, déchiqueté, éparpillé d’une petite martyre du village de Marouahîn. Peu importe qu’elle se nomme Rym, Zeinab, Zahra, Dou‘â ou Amna.

 

Habillons-la de beaux vêtements comme si elle s’apprêtait à aller à la fête, à la balançoire, au papillon, au jardin verdoyant avec sa vasque, ses fleurs et ses oiseaux.

 

Nous lui mettrons une robe longue, un chapeau à large bord, une ceinture nouée autour de la taille comme les ailes d’un canari, des chaussettes bleues brodées d’écume, des chaussons, des bottines ou des sandales, une escarcelle en velours tissée comme par les becs des oiseaux qui font leur nid et qui y couvent deux Dinars d’argent, ronds comme des œufs de ramier.

 

Pour confectionner des habits à la petite martyre, nous avons ouvert grands les armoires des dirigeants arabes, nous y avons pris les lainages en poil de chameau et en cachemire, les ceintures et les écharpes en satin chatoyant, les chemises et les soutanes, les voiles et les bandoulières en soie noire, les pèlerines et les caftans, les keffiehs et les djellabas, les costumes et les mouchoirs de poche, les cravates et les manchettes, les cols et les chaussettes, les tatouages et les médailles, les tiares et les couronnes.

 

 

Talal, mon frère,

 

Ni toi ni moi n’avons été surpris lorsque, des habits de tous ces dirigeants arabes, les relents nauséabonds se sont répandus : pestilence du traître, putréfaction de l’espion, fétidité de l’esclavagiste, moiteur du pirate, mesquinerie du menteur, rance du couard, viscosité du voleur, vomi de l’escroc, insolence du médiocre, roideur du velléitaire, gale du paillard, pourrissement du dépravé.

 

Nous avons alors laissé choir tout ce que nous avions réuni, nous avons jeté fil, aiguille et ciseaux et nous avons abandonné la petite martyre dans sa nudité noire, bleue, rouge.

 

Le plus merveilleux c’est que, lorsqu’il nous fut impossible de fabriquer des chaussures à l’enfant martyr, malgré tout ce que nous avions cueilli sur le front des dirigeants arabes, et que nous avions laissé nus ses pieds de cire, ceints de nos baisers et de nos larmes, les oiseaux du village de Cham‘, aux ailes teintées de sang, se sont répandus comme un parapluie au-dessus de son petit corps.

 

 

Talal, mon frère,

 

Versons le sang des enfants martyrs dans le fanal de la Liberté, car il lui faut du feu, portons leurs restes calcinés à la locomotive de l’Histoire, car il lui faut du carburant.

 

 

 

Assafir, 18 juillet 2006

 

Traduit de l’arabe par Rania SAMARA

 

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32...

 

Texte en arabe :

http://www.aloufok.net/a180706.htm

 

Pétition
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples Palestinien et Libanais
Signez et faites signer la pétition à l'adresse :
2147 signatures
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