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le 14 décembre 2007
Non aux violences policières, non à la fascisation !
Le Pôle de Renaissance Communiste en France dénonce la violence grandissante dont sont victimes les étudiants et lycéens en lutte contre la Loi Pécresse de démantèlementprivatisation
des universités.
Le gouvernement a fait le choix du pourrissement du conflit, avec le soutien du PS et
de l’UNEF qui l’ont encouragé dans ses choix de casse de l’Université publique, et il organise
maintenant une répression de grande ampleur à l’abri du silence assourdissant imposé par les
médias aux ordres.
A Nantes, à Paris, à Lyon, à Lille, un peu partout dans le pays, les « meneurs » sont
désignés et arrêtés et on compte de nombreux blessés par les forces de l’ordre ou par des
milices privées embauchées par les présidences d’universités pour quadriller les facultés.
Le PRCF appelle tous les démocrates et les républicains à s’opposer à cette dérive fascisante que constitue la répression de la jeunesse (mais aussi celle des militants syndicaux
dans de nombreuses entreprises (là où les syndicats sont autorisés !) ou l’indigne « chasse à
l’homme » des travailleurs dits sans papiers et de leurs familles).
Mais il faut aussi rappeler que cette dérive n’est ni le fait du hasard ni appelée à cesser
spontanément face à la seule réprobation morale. Le gouvernement, outil du pouvoir des
milliardaires et des grands patrons, veut en effet aligner la France sur les normes du profit
maximum et de l’Europe capitaliste et cherche à casser ce qui reste des acquis sociaux et
démocratiques de 1936 et 1945 (retraites, sécu, services publics, conventions collectives,
fonction publique, hausse de salaires comme élément du progrès social…). Il a pour cela
besoin de circonscrire les résistances et c’est pourquoi le mensonge, la manipulation, la
division, la répression et la criminalisation du mouvement social sont aussi clairement à
l’ordre du jour.
Les travailleurs et leurs organisations doivent impérativement prendre en compte la
réalité de cette dérive fascisante et en tirer des conclusions quant à leur façon de travailler.
Mais surtout, face à un pouvoir du grand capital qui ne s’est jamais embarrassé de méthodes
démocratiques quand il s’est agi d’imposer la régression sociale, ils doivent surmonter le
piège de la division pour construire un front de résistance populaire et le « tous ensemble
contre la régression et la répression » dont le besoin s’exprime si fortement, à la base, dans les
luttes actuelles.