04.11.2009

Le sit-in devant la province de Taroudant.

 

Soyez nombreux pour soutenir la lutte des grévistes de la faim

  

Dans le cadre de développement de leur lutte, les 7 militants de l’ANDCM de Taroudants qui entament la grève de la faim illimité depuis le 19 octombre 2009, ont décidé de passer la nuit du jeudi 05 novembre 2009 devant le siège de la province de Taroudant.

Ils seront soutenus par le comité de soutien constitué des organismes politiques, syndicaux, de droits humains et associatifs démocratiques au niveau local.

Les militants de ses organismes sont convoqués à se présenter au lieu du sit-in à 18 heures.

                    

Ensemble pour defendre le troit au travail à Taroudant

 

Le comité de soutien

 

"Huelga de hambre hasta la muerte o trabajo"


Martes 3 de noviembre de 2009, por CGT-A

"Huelga de hambre hasta la muerte o trabajo" es la consigna de los militantes de la sección de Taroudant de la ANDCM. Mientras en Rabat se manifiesta la ANDCM a nivel nacional, 7 diplomados en paro han emprendido una huelga de hambre indefinida, desde el 19 de octubre de 2009, en el local de la UMT de Taroudant.

Se ha tomado esta decisión tras la paralización de las negociaciiones sobre puestos de trabajo en la función pública entre la sección de la ANDCM y las autoridades provinciales de Taroudant. Reproducinmos el comunicado de apoyo de la Asociación social y cultural de Taroudant..

La provincia de Taroudant está formada por 89 municipios de los cuales 8 municipios, ofrecen un número de puestos de trabajo muy importante. Desde la creación de la sección de la ANDCM en 1992, las autoridades de Taroudant sólo han contratadio a 8 de sus militantes. La política seguida en los municipios locales es de una vía integrista, bajo la coordinación de los consejos comunales y de las autoridades provinciales para eliminar a la ANDCM de los puestos de trabajo. Los herederos de la era del terror de los años negros se manifiestan a niveles sociales y económicos.
La decisión de aislar a la ANDCM por las autoridades provinciales muestra, a qué nivel llega la segregación hacia los hijos de los campesinos pobres en la región de Souss.

Los feudales y los conmpradores de tierras llevan una política cercana a la esclavitud en el trabajo en Souss. Después de haber establecido su dominio sobre las tierras arrancadas a los campesinos pobres y haberles transformado en obreros agrícolas, estos últimos sufren una doble explotación, sin ni la más mínima aplicación del estatuto del trabajador. Los municipios locales que están ocupados por los agentes de los feudales y de los compradores, juegan un papel complementario en esta doble explotación. La segregación llevada por vía de intervención del régimen integrista y la corrupción que reina en el sector público, constituyen la base del pillaje de los bienes públicos. Los consejos comunales siguen siendo un medio de mantener un régimen integrista, con el fin de dominar todo el territorio de la región y controlar el movimiento social en Taroudant.

Los militantes de la sección de la ANDCM de Taroudant han organizado estos último años varias manifestaciones (mítines, concentraciones, manifestaciones), siendo aplastadas por las fuerzas represivas. Se tortura a los militantes, se les detiene, se les procesa y se les condena en el tribunal de Taroudant.

Los siete militantes huelguistas, quieren alertar a la opinión pública nacional e internacional de los riesgos que se corre por luchar por el derecho al trabajo en Taroudant.

Llevan esta huelga con una inmensa dignidad que necesita del apoyo nacional e internacional.
A pesar del apoyo de las organizaciones políticas, de derechos humanos, sindicales y asociativas a nivel local, su lucha pide la ampliación del apoyo a nivel público. Las autoridades locales y los consejos comunales permanecen fuera de juego como de costumbre.

Condenamos la política de segregación en el trabajo basada en la intervención de los feudales y compradores contra los hijos de los campesinos pobres.

Condenamos el pillaje de los bienes públicos por los feudales y compradores y el reino de la corrupción en el sector público.

Declaramos nuestro apoyo a la lucha de los militantes del ANDCM para su derecho a un trabajo digno.

Asociación Taroudant social y cultural

Traducción del francés : CGT-A

02.11.2009

Los compañeros de Taroudantl nos piden que numerosos militantes enviemos cartas con el texto que se adjunta o similar en solidaridad con los 7 compañeros de la ANDCM en huelga de hambreVer: Marruecos


"Huelga de hambre hasta la muerte o trabajo"

http://www.rojoynegro.info/2004/spip.php?article28460

QUEREMOS EXPRESAR NUESTRA SOLIDARIDAD CON LOS 7 MILITANTES DE LA ANDCM EN HUELGA DE HAMBRE POR DEFENDER SU DERECHO AL TRABAJO.

PROTESTAMOS CONTRA LOS MÉTODOS DISCRIMINATORIOS EN LA SELECCIÓN DE LOS PUESTOS DE TRABAJO CONTRA LA SECCIÓN DE LA ANDCM DE TAROUDANT.

NOUS VOULONS EXPRIMER NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES 7 MILITANTS DE L’ANDCM GREVISTES POUR DEFENDRE LEUR DROIT AU TRAVAIL.

NOUS PROTESTONS CONTRE LES METHODES DE SEGREGATION MENEES AU NIVEAU DU TRAVAIL CONTRE LA SECTION DE L’ANDCM DE TAROUDANT. Enviar este mensaje a:

Primer Ministro: Fax: 00.212 537761777 .
courrier@pm.gov.ma

Ministro del Interior: Fax 00.212 537766861 o 212 537767404 courrier@mi.gov.ma

Gobernador de Taroudant: Fax 00.212 528852018 Ministro de Justricia:
courrier@mj.gov.ma

Wali (Prefecto) de Agadir Fax 00.212 528840249

¡ Gracias en su nombre !

01.11.2009

PETITION DE SOLIDARITE AVEC LES 7 GREVISTES DE LA FAIM A TAROUDANT

La grève de la faim jusqu'à la mort ou le travail !


Sous ce slogan Sept militants de la section de l'ANDCM de Taroudant mènent une grève de la faim illimitée, depuis le 19 octobre 2009 au siège de l'UMT à Taroudant. Cette décision est prise après l'arrêt des négociations sur le droit au travail dans le secteur public, entre la section de l'ANDCM et les autorités provinciales de Taroudant.

La région de Taroudant comprend 89 communes dont 8 municipalités, elles offrent un nombre d'embauches très important. La politique suivie dans les communes locales a un caractère intégriste, avec la coordination des conseils communaux et des autorités provinciales pour éliminer l'ANDCM des embauches.


Depuis la création de la section de l’ANDCM en 1992, les autorités de Taroudant n’ont embauché que 8 de ses militants.

Les féodaux et les compradors mènent une politique proche de l'esclavage concernant le travail dans le Souss. Après avoir implanté leurs domaines sur les terres arrachées aux paysans pauvres et les avoir transformés en ouvriers agricoles, ces derniers subissant la double exploitation sans bénéficier d'aucune application minimum des statuts de travail. Les communes locales, qui sont occupées par les agents des féodaux et des compradors, jouent le rôle complétif à cette double exploitation.

La ségrégation menée par l'intervention du régime intégriste et la corruption qui règne dans le secteur public, constituent la plate-forme du massacre des biens publics. Les conseils communaux restent un moyen d'appliquer l'effet du régime intégriste, dans le but de dominer tout le territoire de la région et de contrôler le mouvement social à Taroudant.

Les militants de la section de l'ANDCM de Taroudant ont organisé ces dernières années plusieurs manifestations (meetings, sit-in, marches), elles sont écrasées par les forces de répressions. Les militants sont torturés, détenus, poursuivis et condamnés au tribunal de Taroudant.

Les sept militants grévistes veulent fortement alerter l'opinion publique nationale et internationale sur les dangers qui endommagent le droit au travail à Taroudant. Ils mènent cette grève illimitée de la dignité qui a besoin du soutien national et international.

Il serait souhaitable que de nombreux militants envoient une lettre inspirée ou copiée du message ci-dessous pour protester contre cette atteinte du droit au travail :

NOUS VOULONS EXPRIMER NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES 7 MILITANTS DE L’ANDCM GREVISTES POUR DEFENDRE LEUR DROIT AU TRAVAIL.

NOUS PROTESTONS CONTRE LES METHODES DE SEGREGATION MENEES AU NIVEAU DU TRAVAIL CONTRE LA SECTION DE L’ANDCM DE TAROUDANT.


MESSAGE À ENVOYER À :

Le Premier Ministre : Fax : 00 212 0537761777M.

Le Ministre de l’Intérieur :
Fax 00 212 0537766861 ou bien 212 0537767404M.

le gouverneur de Taroudant :
Fax 00 212 0528852018M.

le Wali (Préfet) d’Agadir : Fax 00 212 0528840249

Si vous n'avez pas de fax, vous pouvez essayer d' envoyer un mail de protestation :

- au premier ministre : courrier@pm.gov.ma

- au ministre de la justice : courrier@mj.gov.ma

- au ministre de l'intérieur : courrier@mi.gov.ma

Ou bien aux adresses suivantes :

Le premier ministre :
http://www.pm.gov.ma/fr/contact.aspx
le ministre de l'intérieur :
http://www.interieur.gouv.fr/sections/contact/ministre/mi...

Merci pour eux !

30.10.2009

Le travail ou la mort

 

La grève de la faim jusqu'à la mort ou le travail !

C'est le slogan mené par les militants de la section de l'ANDCM de Taroudant. Sept diplômés chômeurs ont entamé une grève de la faim illimitée, depuis le 19 octobre 2009 au siège de l'UMT à Taroudant. Cette décision est prise après l'arrêt des négociations sur le droit au travail dans le secteur public, entre la section de l'ANDCM et les autorités provinciales de Taroudant.


La province de Taroudant comprend 89 communes dont 8 municipalités, elles offrent un nombre d'embauches très important. Depuis la création de la section de l’ANDCM en 1992, les autorités de Taroudant n’ont embauché que 8 de ses militants. La politique suivie dans les communes locales a un caractère intégriste, avec la coordination des conseils communaux et des autorités provinciales pour éliminer l'ANDCM des embauches. Les héritiers de l'ère de la terreur des années noires se manifestent aux niveaux sociaux et économiques. La décision d'écarter l'ANDCM par les autorités provinciales montre quel niveau atteint la ségrégation envers les fils des paysans pauvres au Souss.


L'état des féodaux et des compradors mène une politique proche de l'esclavage concernant le travail dans le Souss. Après avoir implanté leurs domaines sur les terres arrachées aux paysans pauvres et les  avoir transformés  en ouvriers agricoles, ces derniers subissant la double exploitation sans bénéficier d'aucune application minimum des statuts de travail. Les communes locales, qui sont occupées par les agents des féodaux et des compradors, jouent le rôle complétif à cette double exploitation. La ségrégation menée par l'intervention du régime intégriste et la corruption qui règne dans le secteur public, constituent la plate-forme du massacre des biens publics. Les conseils communaux restent un moyen d'appliquer l'effet du régime intégriste, dans le but de dominer tout le territoire de la région et de contrôler le mouvement social à Taroudant.


Les militants de la section de l'ANDCM de Taroudant ont organisé ces dernières années plusieurs manifestations (meetings, sit-in, marches), elles sont écrasées par les forces de répressions. Les militants sont torturés, détenus, poursuivis et condamnés au tribunal de Taroudant.


Les sept militants grévistes veulent fortement alerter l'opinion publique nationale et internationale sur les dangers qui endommagent le droit au travail à Taroudant. Ils mènent cette grève illimitée de la dignité  qui a besoin du soutien national et international.


Malgré le soutien des organismes politiques, de droits humains, syndicaux et associatifs au niveau local, leur lutte demande l'élargissement du soutien au niveau public. Les autorités locales et les conseils communaux restent hors jeu comme à leur habitude.


Nous condamnons la politique de la ségrégation au niveau du travail, basée sur l’intervention des féodaux et des compradors contre les fils des paysans pauvres.


Nous condamnons le massacre des biens publics par les féodaux et les compradors et le règne de la corruption dans le secteur public.


Nous déclarons notre soutien à la lutte des militants de l’ANDCM pour leur droit au travail digne.


Association Taroudant sociale et culturelle



29.10.2009

Le sit-in de solidarité avec les militants de l’ANDCM en grève de la faim à Taroudant


Le 11ème jour de la grève de la faim
des militants de l'ANDCM
de Taroudant
à la place Assarag























11.08.2009

Colère des paysannes de l’Atlas marocain

Kabera aux domaines d'exploitations

Grands barrages et agroexportation

 

Depuis que de grandes exploitations de primeurs ou d’agrumes et des industries du secteur cosmétique tirent profit de la plaine du Souss, de plus en plus de paysannes berbères sont acculées à trimer comme ouvrières agricoles dans des conditions déplorables pour fournir l’Europe en tomates, en oranges et en huile de beauté. En dépouillant les familles rurales de leurs maigres ressources hydriques et forestières, ce modèle de développement a un lourd coût social et écologique.

Par Cécile Raimbeau

Douar Tamgoute El-Jadid, à la périphérie d’Aoulouz (Maroc). Avant l’aube, Kabira, 26 ans, et une quinzaine de voisines s’entassent, debout, à l’arrière d’une camionnette. Elles soupirent : « Nous ne reviendrons que vers 20 heures à la maison. »Après la première prière, des véhicules transportant comme du bétail des ouvrières agricoles drapées dans leurs voiles parcourent les routes de la plaine du Souss. On les achemine vers des exploitations intensives à capitaux marocains (notamment royaux), français ou espagnols pour la plupart. « Avant, on travaillait dans nos champs et dans ceux des voisins,se lamentent ces paysannes. Ça se faisait sans autorités ni conflits entre membres de la communauté. Dans ces grandes fermes, nous n’avons pas le droit de parler. Quand l’une d’entre nous ne travaille pas assez vite, elle se fait insulter par les chefs. Par endroits, ils frappent avec des bâtons… »L’une des exploitations de la zone a si mauvaise réputation qu’elles la surnomment Guantánamo.

La plaine du Souss s’étend d’Agadir vers l’est, entre l’Atlas et l’Anti-Atlas, jusqu’à Aoulouz. Une région peuplée d’environ 3 millions d’habitants, dont 60 % de ruraux, essentiellement de culture amazighe (berbère). De génération en génération, leur vie est liée à l’arganeraie : une forêt qui, dans un climat semi-aride, fait rempart à la désertification. Depuis 1925, une loi leur reconnaît des droits d’usage de cette ressource domaniale où, en fonction des crues ou de rares pluies, ils cultivent du blé entre les arbres, font paître leurs chèvres, et récoltent les fruits qui tombent en été pour en extraire une huile appelée argane.

Mais les politiques agricoles d’intégration dans l’économie mondiale ont marginalisé cette agriculture familiale. Dès les années 1970, explique l’économiste Najib Akesbi, professeur à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan-II (1), l’Etat a focalisé son attention et l’essentiel de ses moyens sur quelques « périmètres » de cultures commerciales et d’exportation, abandonnant peu à peu l’idée de sécurité alimentaire. En 1985, sous la tutelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), les programmes d’ajustement structurel ont amorcé la libéralisation du secteur agricole. Ils ont préparé le terrain aux accords de libre-échange, notamment avec l’Union européenne (lire « Une dépendance alimentaire accrue »),favorisant la libéralisation des importations et la réduction des dépenses de l’Etat consacrées à l’agriculture. Une partie des terres publiques ou collectives a été cédée au privé, tandis qu’était attiré l’investissement étranger.

C’est dans ce contexte que la plaine du Souss devient la première zone de culture de primeurs du pays. Elle produit à présent 685 000 tonnes de légumes, dont 95 % des exportations nationales de tomates, surtout écoulées sur le marché français, d’octobre à juin. Vient ensuite l’agrumiculture, avec une production de 666 000 tonnes, dont la moitié part à l’exportation.

En tant que président de la région Souss Massa Draa, M. Aziz Akhannouch, le ministre de l’agriculture du pays, affiche l’ambition, à l’horizon 2015, d’imposer cette plaine « comme l’un des centres agricoles les plus dynamiques au monde ». Mais Kabira ne voit pas du même œil les perspectives de développement de sa campagne natale. « Tomates, oranges…, éclate-t-elle. J’ai tout fait ! »A la mise en service du barrage Aoulouz, il y a dix-huit ans, sa famille a perdu sa ferme, engloutie sous les flots. Elle était jeune mais elle se souvient du déménagement ; des bulldozers détruisant leur maison ; de l’installation à Tamgoute El-Jadid ; des indemnités minables qui ont fondu en quelques mois. A peine adulte, elle a dû travailler dans les grandes fermes, sans contrat, au gré des récoltes, gagnant 50 dirhams par jour (4,50 euros).

« Sur sept années de travail, seuls trois mois ont été déclarés »

La construction de ce barrage a tari de nombreuses sources. Les paysans d’Aoulouz en ont fait les frais. Ce scénario s’est reproduit, en 2001, lors de la mise en eau du barrage voisin de Mokhtar Soussi. « Cette année, nous avons travaillé à perte tellement la récolte de blé était maigre. Les oliviers n’ont rien donné non plus. Pour survivre, la majorité d’entre nous est obligée d’aller travailler ailleurs »,rapporte M. Driss Aakik, le président du Syndicat des paysans pauvres d’Aoulouz, qui réunit une centaine de familles contraintes à de maigres récoltes sur des terres asséchées. Femmes en tête, elles ont organisé une marche en 2006 pour réclamer leur droit à l’eau et à l’électricité. Résultat : les leaders ont été inculpés. Les paysans manifestent régulièrement pour mettre en cause la politique d’investissement de l’Etat. « Elle s’est focalisée sur quelques zones irriguées grâce à ces grands ouvrages hydrauliques »,dénonce M. Amal Lahoucine, un militant de ce syndicat et de l’Union marocaine du travail (UMT) de Taroudant.

Encouragée par la Banque mondiale, cette politique des grands barrages a généré, selon M. Akesbi, des disparités considérables. L’institution internationale elle-même le reconnaît dans une énième note : « Plus de 70 % de l’investissement public à l’agriculture va à la grande irrigation, laquelle bénéficie aux agriculteurs relativement plus aisés et aux exploitations plus grandes. »Parallèlement, des milliers de petites exploitations ont continué à produire sur des terres « bour »(non irriguées) selon des procédés archaïques, sans accès aux financements bancaires. Sur la base des données de 2005, le rapport 2008 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a rétrogradé le Maroc de trois places, le positionnant 126e sur 177 pays en matière de développement humain. Le gouvernement a eu beau démentir, il suffit de parcourir les campagnes pour constater le manque d’accès aux soins, à l’eau potable, à l’éducation — qui affecte en premier lieu les femmes.

Khadija, 12 ans, une voisine de Kabira, vient de tenter sa chance dans les mandarines. « Normalement, nous sommes payées tous les quinze jours. Mais j’ai commencé il y a deux mois et n’ai reçu qu’un salaire ! »Son amie Thouraya, 16 ans, travaille depuis un an et demi dans la même entreprise sans avoir vu l’ombre d’un contrat. Et si la Caisse de sécurité sociale a bien envoyé à chaque salarié connu de ses registres un bulletin récapitulatif, celui de Kabira réservait des surprises : « Sur sept années de travail, seuls trois mois ont été déclarés ! »

Selon M. Lahoucine Boulberj, le responsable régional du secteur agricole UMT, « sur les 70 000 ouvriers agricoles de la région [dont 70 % de femmes], 15 000 sont déclarés. Et encore ! Beaucoup d’employeurs trichent sur le nombre d’heures ! » Conséquences : hyperflexibilité sans indemnités chômage, absence de congés payés et de points retraite, ni assurance ni congés-maladie. « On commence seulement à parler des maladies du travail dues à l’usage de pesticides, ajoute M. Boulberj. Les produits toxiques hors normes sont courants ici. En règle générale, les chefs disent aux malades de revenir quand ils iront mieux ! Qui ose contester est licencié ! Le droit de se syndiquer est seulement toléré par endroits. »

La société française Soprofel, l’une des plus importantes entreprises de la région, distribue ses tomates en France sous la marque Idyl. « Si une section syndicale a été constituée, la direction l’a infiltrée », affirment les délégués de l’UMT et de la Confédération démocratique du travail (CDT), qui ont réussi à mener une série de grèves et de sit-in dans plusieurs fermes de cette société en 2008. « On ne réclamait que nos droits : être déclarés, avoir des bulletins de paie, faire reconnaître nos heures supplémentaires, disposer d’un service médical ! Mais l’entreprise abandonne peu à peu des fermes, en faisant pression sur les syndiqués, puis en rouvre ailleurs avec de nouveaux ouvriers. »L’UMT se plaint de la non-application des accords signés avec le syndicat. Basée à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, la direction de cette entreprise, qui a produit 75 000 tonnes de primeurs au Maroc lors de la dernière saison, n’a pas souhaité s’exprimer.

En s’appuyant sur les carences du code du travail marocain adopté en 2004, plusieurs sociétés ont renvoyé des grévistes pour « obstruction au travail ». Les délégués syndicaux des fermes des domaines royaux (2) de Chtouki dénoncent des licenciements sous de faux prétextes « visant à se débarrasser d’ouvriers syndiqués ».

A Biougra, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) signale plusieurs cas de viol dans des fermes. Sage-femme de métier, la vice-présidente Fatifa Sakr s’inquiète de la propagation du sida et des autres maladies sexuellement transmissibles, et pointe la vulnérabilité de travailleuses venues seules ou avec leurs enfants de douars éloignés du Moyen Atlas. « Il n’y a pas de logements sociaux, se plaint-elle. Quelques sociétés proposent des habitations très précaires à la ferme. »Sur la commune rurale d’Aït Amira, dans le douar Laarab, des ouvriers agricoles dorment dans des abris faits de bric et de broc, érigés sur un terrain vague jonché d’ordures. Selon M. Oulhouss Lahoucine, président de la section locale de l’AMDH, « la délinquance et la consommation de drogue y atteignent des niveaux inquiétants ».

La route poussiéreuse menant au bidonville n’offre qu’un paysage de désolation : des serres en lambeaux s’écroulent sur un sol craquelé entre des arganiers déshydratés. Ce sont des sites abandonnés par les exploitants. A El-Guerdane, près de 3 000 hectares de vergers ont été délaissés ou arrachés entre 1995 et 2002, en raison du tarissement des ressources hydriques. En cours de réalisation, un adducteur de 90 kilomètres de long doit irriguer les cultures agrumières restantes. Partant des barrages d’Aoulouz, cette canalisation longe les champs asséchés des paysans pauvres privés d’eau.

En dépit des économies faites sur la main-d’œuvre, les coûts d’irrigation diminuent les profits de ces grandes fermes. « La plupart doivent maintenant pomper à plus de 200 mètres de profondeur,constate M. Abdelkrim Azenfar, directeur régional des eaux et forêts du Sud-Ouest. Cela provoque une baisse du niveau de la nappe phréatique d’environ 3 mètres par an… Le déficit hydrique annuel de la région est passé à 240 millions de mètres cubes. »Il regrette que ces entreprises se préoccupent peu du devenir du pays. Après avoir désertifié un endroit, elles en assèchent un autre, toujours plus au sud, à la recherche de l’ensoleillement maximal : Guelmine et Dakhla, dans le Sahara occidental, sont les nouvelles zones-phares de la production de tomates sous serre et hors sol.

Outre Soprofel, implantée dans ce désert, Azura, une entreprise franco-marocaine, détient 25 fermes à Agadir et 2 à Dakhla. Cette société, dont les productions sont commercialisées par Disma International (installée à Perpignan), communique sur ses techniques biologiques de lutte par des insectes auxiliaires (3), mais ne mentionne nullement la question de la disponibilité en eau.

Dans le Souss, selon un rapport des eaux et forêts, l’impact de ce type d’agriculture sur l’arganeraie est déjà grave : « Mutation des structures sociales par le développement de l’agriculture de rente qui profite aux spéculateurs et pénalise les usagers locaux, mortalité des arbres après érosion du sol et arrêt des apports d’eau  (4)… »Pourtant, comme le souligne M. Benhammou Bouzemouri, le directeur national du développement forestier, l’arganeraie participe au revenu familial des paysans dans des proportions allant de 25 % à 45 % (5). Inquiet des conséquences d’une agriculture gourmande en eau, M. Bouzemouri s’alarme également du succès croissant, à l’échelle mondiale, de l’huile extraite des fruits de l’arganier, qui accentue la pression sur la forêt : « A long terme, si rien n’est fait, on peut aller vers une désertification totale. »

Le succès commercial de l’huile d’argan pourrait pourtant contribuer au développement d’une autre économie rurale dans le Souss. Il existe déjà, en effet, plus d’une centaine de coopératives de production où quelque 4 000 femmes travaillent collectivement.

C’est à la fin des années 1990 que les premières entreprises sociales féminines d’extraction de cette huile ont vu le jour, grâce, notamment, à Mme Zoubida Charrouf. Les recherches de cette chimiste avaient déjà confirmé les vertus de l’argan, dont l’usage ne dépassait guère la lisière de la forêt. La production se faisait en famille. Une fois séchés, les fruits récoltés sont dépulpés pour obtenir une noix qu’il faut taper entre deux pierres afin d’en extraire des amandes. Le savoir-faire des paysannes du Souss réside dans ce geste séculaire : elles produisent un peu plus de 1 kilo d’amandes en une journée. Or il faut presser 2 kilos et demi de ces amandes pour obtenir 1 litre d’huile.

Des terres sacrifiées au profit de l’urbanisme et des projets touristiques

Cette production a été propulsée sur le marché international vers 2004. « Les grands laboratoires se sont mis à communiquer sur l’image de la femme berbère à qui ils donnaient du travail et de la dignité »,ironise Mme Charrouf. En quelques années, tandis que les intermédiaires se multipliaient, des industriels marocains et européens ont installé à Casablanca et à Marrakech de petites unités ou des usines à fort potentiel, équipées en machines d’extraction capables de produire aux normes de l’exportation. Le marché du cosmétique est porteur en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon ; l’huile d’argan y occupe les rayons beauté des supermarchés au sein d’une gamme de plus en plus large de produits vendus à grand renfort de marketing.

Toutefois, aucune machine ne brise correctement la noix d’argan. La plupart de ces industriels achètent donc pour une somme dérisoire des tonnes d’amandes à des grossistes. Ceux-ci s’approvisionnent auprès de paysannes isolées qui n’ont pas le pouvoir de négocier la valeur de ce qu’elles livrent — le fruit lui-même, sa récolte, son dépulpage et son concassage. En coopérative, en revanche, une femme gagne au moins 4 euros par jour et bénéficie d’autres avantages (cours d’alphabétisation, crèche, éventuel partage des bénéfices), observe Mme Taraabt Rachmain, la présidente de l’Association nationale des coopératives d’argan (ANCA).

Grâce à la coopération européenne, la plupart des 42 coopératives membres de l’ANCA se sont équipées en presses électriques. Néanmoins, elles ne parviennent pas à faire face à la guerre des prix que livrent les industriels : le coût de revient d’un litre d’huile en coopérative, rien qu’en matière première et en salaire, est, selon Mme Rachmain, d’au moins 18 euros. Or, des entreprises vendent le litre une vingtaine d’euros dans les supermarchés du Maroc (alors que le prix est entre huit et dix fois plus élevé en Europe).

Parmi ces industriels, l’entrepreneur français Benoît Robinne occupe l’une des premières places. « Nous faisons travailler à façon 2 000 à 3 000 femmes dans des douars, à qui nous livrons des sacs de fruits, les rémunérant 5,30 euros par kilo [donc par jour] pour leur travail de concassage », assure-t-il. M. Robinne n’en a pas moins été filmé par les journalistes de l’émission télévisée « Envoyé spécial »  (6), au souk, en compagnie d’un collaborateur portant une valise remplie de billets pour négocier de grosses quantités d’amandes. Sa société, Absim, produit entre 8 000 et 12 000 litres par mois, selon la directrice de l’usine à Casablanca. En comparaison, une coopératrice ne peut produire plus de 15 litres d’huile sur la même période.

Du coup, sous la pression de la demande, cette forêt qui s’étend sur 820 000 hectares est de plus en plus menacée, bien qu’elle ait été reconnue « réserve de la biosphère » par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). « Tous les fruits des arganiers sont ramassés. La forêt ne se régénère plus naturellement. On voit même des gens gauler les fruits, ce qui nuit à la prochaine floraison », se plaint M. Azenfar. Pour ne rien arranger, les arganiers n’ont presque rien donné durant l’été 2008, du fait de la sécheresse devenue structurelle.

La matière première se raréfiant, son prix a alors triplé en deux mois. Des spéculateurs ont déjà constitué des stocks de fruits pour les revendre à prix fort aux industriels obligés d’honorer leurs commandes.« Des coopératives se sont arrêtées de produire faute de fonds pour s’approvisionner en fruits », s’alarme Mme Rachmain. Si la récolte 2009 devrait être meilleure, la situation ne peut qu’empirer à long terme : les programmes de plantation de cet arbre qui donne des fruits seulement au bout de dix ans n’arrivent pas à compenser la perte d’environ 600 hectares de forêt par an. Plus de 7 000 hectares sont mis en culture, sous serre ou en plein champ. Environ 9 000 autres ont été sacrifiés en 2006-2007, au profit de l’urbanisme et de projets touristiques (7).

Certes, le ministre de l’agriculture déploie des efforts pour protéger cette production spécifique à sa région. La création d’une indication géographique protégée (IGP) pour l’huile d’argan devrait aider, dans le Souss, à conserver la valeur ajoutée. Mais les difficultés sont légion, à commencer par le choix du nom à protéger. « Argane, le nom vernaculaire de l’huile ! », soutiennent les coopératrices. Un mot déposé dans les années 1980 par les laboratoires français Pierre Fabre, qui ont commercialisé une crème à base d’argan sous ce terme. Alors que les productrices sont scandalisées, la maison Fabre prétend ignorer que « sa » marque pose problème.

En outre, rien n’indique pour l’heure que l’IGP protégera les coopératives traditionnelles ou semi-mécanisées face aux industriels qui négocient fermement le cahier des charges. Plutôt que d’encourager les petits producteurs, qu’il s’agisse de l’agriculture ou de l’arganeraie, la politique du ministre conforte surtout les investisseurs-exportateurs. D’abord, par les importantes subventions pour l’équipement de systèmes « goutte à goutte » plus économes en eau qui sont proposées aux exploitations de primeurs ; ensuite, par un soutien aux producteurs industriels d’huile d’argan installés hors arganeraie pour emménager dans la zone de l’IGP. Parallèlement, les aides destinées aux coopératives se concentrent sur la consolidation des structures existantes fragilisées plutôt que sur la création de nouvelles entités.

Ainsi, la jeune coopérative Okhowa à Taroudant n’a reçu ni machines ni soutien financier. Malika, une jeune femme dont la ferme a été noyée par l’un des barrages d’Aoulouz, ne peut compter que sur la motivation et la solidarité d’une trentaine d’associées. « Nous en avions marre de travailler dans les grandes fermes »,expliquent la plupart d’entre elles. Les femmes du Syndicat des paysans pauvres d’Aoulouz aimeraient aussi monter une coopérative. Mais ces deux groupes manquent de moyens. « Que faire d’autre ? », s’interrogent-elles.

L’élevage de chèvres ? L’avancée du désert pousse les nomades du Sud, avec leurs troupeaux, dans la forêt d’arganier — qui souffre déjà de surpâturage. Agriculture familiale, argane et élevage constituaient les trois ressources traditionnelles des paysannes berbères du Souss Massa Draa. Ces activités maintenaient une petite économie rurale assurant la sécurité alimentaire, avec des modes d’exploitation qui ne demandaient qu’à évoluer. C’est aussi la culture amazighe qui disparaît. Kabira exprime son inquiétude en un geste : elle mime le vol d’un avion en direction de l’Europe, et elle lance : « Ici, walou [rien] ! »

Cécile Raimbeau.

((1)) Najib Akesbi, « Evolution et perspectives de l’agriculture marocaine », 2006. 

(2)Les fermes appartenant à la famille royale constitueraient le premier opérateur agricole du pays. Malgré l’opacité qui entoure ce patrimoine, l’hebdomadaire Telqueldu 6 au 12 décembre 2008 estimait sa superficie à plus de 12 000 hectares, avec 2 000 salariés et un chiffre d’affaires de 150 millions de dollars, dont les deux tiers obtenus par l’exportation de la production, notamment des agrumes. 

 (3) Les insectes auxiliaires permettent de combattre les insectes ravageurs sans avoir recours à des produits dangereux pour l’environnement. 

 

(4) Direction du développement forestier, « Eléments de stratégie pour le développement de l’arganeraie », Rabat, janvier 2006. 

 

(5)Benhammou Bouzemouri, « Problématique de la conservation et du développement de l’arganeraie », dans Zoubida Charrouf (sous la dir. de) : « L’arganier : levier du développement humain du milieu rural marocain », colloque international organisé par l’association Ibn Al Baytar à la faculté des sciences de Rabat, les 27 et 28 avril 2007. 

 

(6) Céline Destève et Cédric Fouré, « L’huile d’argan : le nouvel or du Maroc », « Envoyé spécial », France 2, 10 janvier 2008. 

 

(7) « Revue d’activités 2006-2007 », direction régionale des eaux et forêts du Sud-Ouest, Agadir, 2008. 

 

Le monde diplomatique : édition imprimée — avril 2009 — Pages 18 et 19 

10.08.2009

Tamazight à Taliouine !

بين أوس و الخزرج ضاعت الأمازيغية

 

 

إنطلقت الحركة الجمعوية بتالوين منذ حوالي عقد و نيف بعد تأسيس جمعية أفرا الرقم الصعب كما قال أحد قدمائها "كل من كان من روادها لن يقبل الهوان"، ذلك ما جعل أجهزة النظام القائم بالمنطقة تعمل بكل ما تملك من قوة دفع و جذب إلى صناعة ما تيسر لها من "جمعيات تنموية" ، وغطت بها جل دواوير تالوين مستغلة في مكاتبها المسيرة مستشارين جماعيين و أعوانهم الذين بدورهم يحيطون أنفسهم بحواش من الأميين البسطاء ، و بالموازاة مع ذلك عملت "جمعية الهجرة و التنمية" على تغطية ما تبقى من الدواوير مستغلة آفة الأمية و التجهيل الناتجة عن سياسات الإستغللال السائدة ، لتهيئة التربة الخصبة للممارسات الحاطة للكرامة ، ذلك ما جعلها تمتعض و تنزعج من حركة جمعية أفرا و نشطائها باعتبارها إطارا منبتقا من صلب معاناة الفلاحين الفقراء رغبة من أطرها تجاوز الوضع الفائم.

 

لقد عملت العبارتان " الشراكة و التنمية" على تعبيد الطريق لأشباه المثقفين و أنصاف الجمعويين لخلق هياكل وسيطة "سماسرة" لاقتحام المجالات الإجتماعية و الثقافية الأمازيغية ، تمكنهم من نهب المال العام بافتعال أنشطة تافهة ملثمة بلثام التنمية الثقافية الأمازيغية تحت ذريعة البحث ، مما جعل رواد "المعهد الملكي للثقافة الأمازيغية" عن طريق وسيطه اللطيف جمعية "أوس" الرباطية يتسلقون الجبال ساعين في السهول ، و كان لتالوين حظها من سعيهم الحثيث في هذا المجال بتنظيمهم لما سمي بالأيام الثقافية الأولى للتنمية الأمازيغية سنة 2006 ، لقد تجندت لإنجاحها في حينه أطر ومنخرطو جمعية تكركوست للتنمية الإجتماعية و الثقافية ، طمعا في دعم "المعهد الملكي للثقافة الأمازيغية" بواسطة جمعية "أوس" الرباطية بعد عطائها الجزيل الكريم انتهى أمرها بخفي حنيين .

 

و جاءت انتفاضة تكركوست في 2007 تعبيرا عن استياء شبابها نتيجة التهميش و الإستغلال الممنهج و التهب و السلب و القمع و إهانة الأمازيغ ، جاءت رفضا لجميع تجلياتها في الحياة اليومية والموسمية و المناسباتية معلنة انخراطها في الحركة الإجتماعية سيرا في درب النضال ضد الحيف والظلم ، ثم أطلت علينا "أوس" الرباطية في 2008 محاولة إعادة إنتاجها الهزيل هذه المرة بتكركوست مع جمعية تويزي للتنمية الثقافية و الرياضية ، بتنظيم يوم دراسي حول "التنمية الثقافية الأمازيغية" في جو من الحيطة و الحذر و التخفي وراء الحيطان مخافة افتضاح أمرها بعد فشل تجربتها مع جمعية تكركوست ، معتقدة أنها تجاوزت إخفاقاتها متسللة لاختراق شباب تكركوست و مرة أخرى في سنة 2009 تحمل برنامجا تافها مدعية أنها ستعمل على إذماج ألعاب الأطفال الأمازيغية في التربية والتعليم.  

 

و هي تسعى لاستغلال جمعية تويزي في تشخيص و أجرأة هذه الألعاب التي يجهلها روادها والقيام بلوحات فنية من رقصة "أحواش" ، كل ذلك مقابل مبلغ مالي سرعان ما غاص في جيوب أهل "أوس" الرباطية و أعوانهم نتيجة رفض الإنخراط في هذه المهزلة من طرف شباب تكركوست ، الذين انسحبوا من هذا البرنامج المهزلة و غادر "الأوسيون" في خيبة أمل تاركين وراءهم تساؤلات عريضة عن جدوى "المعهد الملكي للثقافة الأمازيغية" و وظيفة "أوس" ، و معنى البحث في مجال الثقافة الأمازيغية أو عن قبيلة "الخزرج" و البوضلة المفقودة في أرض الأمازيغ للوصول إلى أطفالها عبر ألعابهم ، و أخيرا أقيم لها "حفل للتكريم" تتويجا لجهودها بحثا عن "الخزرج" في بلاد الأمازيغ ببراعة تنكرها في جلبابهم.

 

تالوين في : 10 غشت 2009

 

غيورون     

09.08.2009

la lutte des paysans d'Aoulouz

الإتحاد المغربي للشغل       

 الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي   

 نقابة فلاحي أولوز

 

لجنة فلاحي تفرزازت

 

بيـــــــــــــــــــان

 

إجتمع فلاحو تفرزازت يوم الجمعة 07 غشت 2009 بمقر نقابة فلاحي أولوز بتدلي ، وتدارسوا أوضاع الفلاحين بساقية تقرزازت التي يحاول الإقطاع بأولوز السيطرة على مياهها باستغلال جمعية مستخدمي المياه المخصصة للأغراض الزراعية بأولوز ، التي تم إفلاسها بعد نهب أموالها البالغة أكثر من 700 مليون سنتم ، و إصدار الأحكام ضدها بأكثر من 130 مليون سنتم و حجز ما تبقى من ممتلكاتها التي بلغت أكثر من 40 مليون سنتم ، و في ظل هذه الوضعية المزرية يحاول رئيسها التملص من مسؤولياته عبر ما يلي :

 

1 ـ محاولة الهروب من العدالة بعد تسجيل شكاية ضده عدد 1056/09 بتاريخ : 20 أبريل 2009 حول تحويل مياه ساقية تفرزازت إلى تبومهاوت و التي ما زالت في البحث بدرك أولوز.

2 ـ محاولة إشعال الحروب القبلية حول المياه بأولوز بتجييش مجموعة من المجرمين المتورطين في الإعتداء على فلاحي تفرزازت يوم 05 يونيو 2009 الذين تمت إدانتهم في قضية عدد 264/09 بتاريخ 03 يوليوز 2009.

3 ـ محاولة استغلال نفوذ "شيخ" أولوز من أجل استدراج بعض الفلاحين لتوقيع "صلح" مزيف لضرب مصالح فلاحي تفرزازت من أجل السيطرة على مياهها و تحويلها إلى ساقية تبومهاوت.

4 ـ محاولة تجاوز قوانين جمعيات السقي كعادته بالتملص من انعقاد الجمع العام السنوي وتجديد ثلث أعضاء المكتب الذي انتهت صلاحيته منذ 21 ماي 2009.

 

و هكذا يعلن فلاحو تفرزازت ما يلي :

 

1 ـ إدانتهم الشديدة لأحكام الهيئة القضائية بتارودانت ليوم الجمعة 03 يوليوز 2009 التي انحازت إلى عصابة الرئيس المعتدين على فلاحي تفرزازت.

2 ـ شجبهم الشديد لممارسات الرئيس الذي يحاول إشعال الحروب القبلية حول المياه بأولوز.

3 ـ رفضهم التام لتسيير ساقية تفرزازت من طرف جمعية الرئيس المفلسة معتبرين أن اللجنة النقابية هي الممثل الشرعي لمصالحهم و هي الكفيلة بتسيير و تدبير مياهها.

4 ـ دعوتهم جميع الفلاحين للتعبئة الكاملة للدفاع عن حقوقهم المشروعة بساقية تفرزازت بالحضور المكثف في اجتماع يوم الأحد 09 غشت 2009 على الساعة 06 مساء بمقر النقابة بتدلي لصياغة الأشكال النضالية الضرورية.

 

لجنة فلاحي تفرزازت      

16.07.2009

La lutte des paysans d'Ouzioua

الإتحاد المغربي للشغل    

الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي     

نقابة فلاحي أولوز 

 

 

محاصرة الفلاحين الفقراء بأوزيوة

و نهب محاصيلهم الزراعية بجحافل الخنازير

 

إجتمع المكتب النقابي لنقابة فلاحي أولوز يوم الثلاثاء 14 يوليوز 2009 بأوزيوة و بعد تدارس الأوضاع الإقتصادية و الإجتماعية المزرية للفلاحين الفقراء بالمنطقة و المتسمة بالتهميش الممنهج داخل تجمعاتهم السكنية ، بعد سيطرة الإقطاع و الكومبرادور على المياه و الثروات الغابوية بعد بناء سدي أولوز و المختار السوسي ، وتهجير الفلاحين الفقراء قسرا من أراضيهم و محاصرتهم بتجمعاتهم السكنية بواسطة جهاز المياه و الغابات و إنزال العقوبات والغرامات عليهم ، في الوقت الذي يتم فيه الإستمرار في حرمانهم من تعويضاتهم عن أراضيهم بعد تجاهل مطالبهم من طرف المحكمة الإدارية و استيلاء بعض المحامين على أموالهم ، و هكذا تتفاقم أوضاع الفلاحين الفقراء في ظل الهيمنة السياسية للإقطاع و الكومبرادور بجماعتي أوزيوة و تسراس بدعم من السلطات بتارودانت عبر ما يلي :

 

1 ـ إستغلال الجمعيات التنموية من طرف المسيطرين على الجماعتين القرويتين بدعم من السلطات بأولوز ونهب أموال ما يسمى ب”المبادرة الوطنية للتنمية البشرية” و أموال تعاونيتي أركان بدوار إمركن و تسدرمت .

2 ـ نهب الثروات الغابوية خاصة “الشيح” و “العرعار” من طرف المسيطرين على الجماعتين القرويتين بواسطة سماسرة تجار السوق السوداء و بدعم من جهاز المياه و الغابات.

3 ـ إجتياح أراضي الفلاحين الفقراء بواسطة جحافل الخنازير التي تم زرعها بغابات أوزيوة و تسراس من طرف الإقطاع و الكومبرادور و التي أتت على محاصيلهم الزراعية.

4 ـ إذكاء النعرات القبلية بين الدواوير من طرف المسيطرين على الجماعتين القرويتين من أجل إحياء الحروب القبلية حول الأرض و الماء ، و ما يتعرض له سكان “تاكانت” بجماعة تسراس من حصار خير دليل على ذلك ، بعد تسخير الدوار المجاور لهم و جهاز المياه و الغابات ضد الفلاحين المنتمين لنقابة فلاحي أولوز من أجل السيطرة على أراضيهم.

5 ـ حرمان الفلاحين الفقراء بجماعتي أوزيوة و تسراس من الكهرباء نتيجة تطبيق ما يسمى ب”البرنامج الخاص للكهرباء” الذي يهدف إلى نهب أموالهم.

 

إننا في نقابة فلاحي أولوز نعلن ما يلي :

 

1 ـ شجبنا الشديد لسيطرة الإقطاع و الكومبرادور على المياه و الثروات الغابوية بأوزيوة في الوقت الذي يتم فيه محاصرة الفلاحين الفقراء بتجمعاتهم السكنية المهمشة من طرف المسيطرين على الجماعتين القرويتين و جهاز المياه و الغابات.

2 ـ إدانتنا الشديدة لما يتعرض له سكان دوار تاكانت بجماعة تسراس من حصار من طرف المسيطرين على الجماعة بدعم من جهاز المياه و الغابات.

3 ـ إدانتنا الشديدة لنهب المحاصيل الزراعية للفلاحين الفقراء بواسطة جحافل الخنازير التي تم زرعها بغابات أوزيوة من طرف الإقطاع و الكومبرادور و بدعم من جهاز المياه و الغابات.

4 ـ رفضنا لنهب الثروات الغابوية من طرف الإقطاع و الكومبرادور بواسطة المسيطرين على الجماعتين القرويتين و تجار السوق السوداء بدعم من جهاز المياه و الغابات.

5 ـ عزم للفلاحين الفقراء بأوزيوة على الدفاع عن الحقوق المشروعة بكل الوسائل النضالية طالبين من المنظمات الحقوقية دعم نضالاتهم ضد نهب الملك و المال العام بالمنطقة.

المكتب النقابي